Pourquoi l’État détruit l’Éducation nationale : fabriquer l’ignorance pour mieux contrôler
- prunearnoul
- 15 sept. 2025
- 3 min de lecture

Pourquoi, décennie après décennie, malgré les milliards investis, le niveau scolaire chute inexorablement ? Pourquoi la France, autrefois fière de son école républicaine, sombre dans l’illettrisme et la médiocrité ? Officiellement, chaque réforme vise la « modernisation », « l’égalité », « l’adaptation au XXIᵉ siècle ». En réalité, derrière les slogans, un constat brutal s’impose : l’État organise consciemment ou inconsciemment la destruction du savoir. Car un peuple qui lit, qui calcule, qui pense, est ingouvernable. Un peuple illettré, docile et dépendant, est facile à manipuler.
1. Les chiffres qui dérangent
7 % des adultes en France sont en situation d’illettrisme (source : Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, 2019).
· Aux tests PISA 2022, la France est en chute libre en mathématiques, avec 25 points perdus en 20 ans.
· 1 jeune sur5 ades difficultés sévères en compréhension de texte (DEPP, 2021).
Jamais, depuis la IIIᵉ République, le pays n’a connu une telle dégradation. Ce n’est pas une erreur. C’est une stratégie.
2. Les armes de la destruction scolaire
Chaque réforme est un coup porté aux savoirs fondamentaux :
· Disparition de la grammaire et de l’orthographe exigeante → Les enfants écrivent de moins en moins correctement, ce qui les rend dépendants des correcteurs automatiques et incapables d’argumenter par écrit.
· Réduction du redoublement → L’échec est maquillé en « inclusion », les lacunes ne sont jamais comblées.
· Obsession des “compétences transversales” → Lire, écrire, compter passent au second plan derrière des projets vides qui ne forment ni l’esprit ni la mémoire.
· Réformes incessantes → Chaque ministre change tout, semant chaos et instabilité, empêchant enseignants et élèves de s’approprier une méthode cohérente.
· Numérisation forcée → Tablettes et logiciels remplacent livres et professeurs, créant une dépendance à des outils privés (GAFAM, EdTech) qui contrôlent les données des élèves.
Résultat : une génération entière sait scroller mais ne sait plus lire un texte long. C’est la victoire du vide sur la pensée.
3. Pourquoi un tel sabotage ?
La logique est simple : l’ignorance est une arme de contrôle de masse.
· Un enfant qui lit Hugo, Balzac ou Orwell devient un adulte critique.
· Un jeune incapable de comprendre un contrat, un article de loi ou un texte politique se soumet aux slogans.
· Un citoyen cultivé débat, vote en conscience, refuse les mensonges.
· Un citoyen illettré consomme, obéit, se tait.
C’est le vieux principe de domination : donner l’illusion de l’éducation, mais priver du pouvoir réel qu’apporte le savoir.
4. L’école : de l’émancipation à la domestication
Sous Jules Ferry, l’école avait une mission : arracher les enfants de la misère à l’ignorance pour en faire des citoyens libres. Aujourd’hui, l’école fabrique des consommateurs connectés, mais déconnectés de leur propre esprit.
Elle ne libère plus, elle conditionne.
Elle ne forme plus des esprits, elle dresse des travailleurs précaires.
Elle ne transmet plus le savoir, elle installe la dépendance.
5. À qui profite le crime ?
· Aux élites politiques : moins de contestation, plus de docilité.
· Aux multinationales : une main-d’œuvre malléable, incapable de négocier ou de s’émanciper.
· Aux médias de masse : une population qui ne lit pas se contente de titres et de slogans.
Un peuple qui ne comprend plus devient un peuple qui consent.
6. Ce qu’on ne vous dit jamais
Le plus grave, c’est que les élites protègent leurs enfants.
Dans les grandes écoles privées, on continue d’enseigner le latin, la philosophie exigeante, les mathématiques avancées. On prépare les futurs dirigeants. Pendant ce temps, dans le public, on sert aux masses un simulacre d’instruction.
C’est un apartheid scolaire silencieux. Deux France : l’une qui saura diriger, l’autre qui obéira.
Non, la baisse du niveau scolaire n’est pas un accident. C’est un projet. Un projet de domestication, où l’école ne forme plus des citoyens mais des sujets.
La seule réponse possible : reprendre en main l’éducation de nos enfants. Lire avec eux. Leur apprendre la logique, la grammaire, la mémoire. Exiger une école de l’excellence pour tous, pas un abattoir d’intelligence pour les masses.
Car un peuple qui sait lire entre les lignes ne sera jamais un peuple esclave.
Prune Arnoul




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